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Soirs sans noir… parce qu’il est un peu tard

Je me souviens de ces nuits où,
Éclairé à la bougie, adolescent, j’écrivais.
Jusqu’à ce que la fatigue et le coup
De dire, d’être, d’exister, demeurait.

J’étais, celui que tu es, ma fille.
Une révolution puissante, un magma aimant.
Un être déchiré, un instant qui distille
Le ici et maintenant, le néant, le présent.

A toi, à tes échecs, à tes victoires,
A ce que nous avons gagné ensemble,
A ce qu’il nous faut encore croire.

A ton chemin, à tes pieds exténués, invincibles.
Juste par amour, sans semblant, en folie.
Demeure, établis, contemple, crois et vis.

Loran
22/02/2022

Victoria (14 ans), je t’aime infiniment ma fille.
Ton père aura été trop lorsqu’aucun n’aura été assez.

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