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Les fesses de la boulangère

Il y avait le soir, il y avait des matins,
Chaque instant du jour pour aller chercher du pain.
Observer, de sitôt, ce que Nature donne de beau.
Voir, de ma boulangère, le bas de son dos.

Elle en vend du bon pain si croquant, si tentant.
De ses jolies mains, la baguette elle me tend.
Et mes yeux, malgré moi, regarde ce derrière-ci,
« Mes fesses, ne valent rien ! » – voilà qu’elle m’en dit.

« Puis-je, Madame, un instant, rêver grivois ?
S’il te plaît, oublie-toi ! Ton cul est pour moi. »
Sur le sujet de ses fesses, j’écris à ma boulangère.
Ça m’a pris quelques hiers, sans quatre fers en l’air.

Avec cinq sens, j’exprimerai
ce qui me reste caché. Je dirais,
ici, ce qu’à ses fesses, je raconterai.

Voir, vu,
qui, de quoi ? de son cul !
A quoi bon regarder
Ce qui a toujours été.
Pour être vu ? Il est vu ce beau cul.

On l’entend se tourner :
« votre baguette, juste dorée ? »
Il exprime de dos toute sa beauté.
L’écouter est un voyage aimé.

Je pourrais le sentir son parfum de farine
Remplir de sa fragrance toutes mes narines.

Le toucher ? Une caresse
qui réjouirait son corps
jusqu’aux dunes de ses fesses
au coucher du soleil, dort.

Gourmand ? Le gouter, le manger tout entier ?
Fayot ou lèche-cul, à quels « seins » se vouer ?

« Il est tard, Monsieur, je suis levée depuis tôt »
me dit la boulangère en me tournant le dos.
« revenez demain, j’aurais toujours du bon pain,
et s’il vous plait, Monsieur, laissez-y votre main ».

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