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À M. V. H by Alfred de Musset

Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses,
Pour savoir, après tout, ce qu’on aime le mieux,
Les bonbons, l’Océan, le jeu, l’azur des cieux,
Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses.

Il faut fouler aux pieds des fleurs à peine écloses ;
Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d’adieux.
Puis le coeur s’aperçoit qu’il est devenu vieux,
Et l’effet qui s’en va nous découvre les causes.

De ces biens passagers que l’on goûte à demi,
Le meilleur qui nous reste est un ancien ami.
On se brouille, on se fuit. Qu’un hasard nous rassemble,

On s’approche, on sourit, la main touche la main,
Et nous nous souvenons que nous marchions ensemble,
Que l’âme est immortelle, et qu’hier c’est demain.

Alfred de Musset

Tu vas aimer aussi…

À la joie…

Elle est là… malgré tout, malgré nous, malgré toi, malgré moi.
Paul Verlaine

Adieu

Paul VERLAINE

La mort de la mouette

J’ai retenu la folie, le temps de deux, nos vies. J’ai soutenu l’invisible aux yeux de ne rien dire.

Je suis le poète !

Ivre de vivre, l’éternel boiteux, je m’envole à partir !