Un matin à l’amante

Bonjour, toi, l’amante aimée,
l’aimante amante
qui m’attire
et me tire
vers tes envies d’aimer.

Un matin s’extirpe
et décrasse le ciel noir.
Il remplit de bleu
l’océan merveilleux
De ce dôme infini.
Fin de la nuit.

Calme, douceur du silence,
masque d’absence, – chut – je me souviens :

De ta main sur la mienne
Et de tes yeux dans mon âme,

Lèvres posées, bouches ouvertes,
nos langues liées dans le goût de rêve.

Et puis ce matin ; l’absence,
Ton absence, notre absence.
Silence.

Le trop de pleins accentue nos vides.
Nos promesses sont de raisons.
Viendra, finalement vite, ce soir et nos passions.

LORAN