Le tour de l’Ile

Mon ile a un chemin, sinueux et noir.
Je le traverse souvent quand je n’ai plus d’espoir.
Là-haut, sur ma montagne, je me mets à penser,
A tout ce temps qui passe, à ces nuits à danser.

Au loin, la mer s’étend, à perte de ma vie.
Un hydravion se pose sur la plage infinie.
Mi-oiseau, mi-poisson, il se remplit la panse,
Pour son voyage au sud de sa longue transhumance.

S’affairent, çà et là, des oiseaux merveilleux.
De mon perchoir, je guette un doux moment heureux.
Il existe, parait-il, un chemin disparu,
On y foule le sable doux toujours les pieds nus.

Demain, je partirai sur ce chemin d’espoir,
De promesse de voyages, de tendresse d’un soir.
La caresse forte de l’océan sur mes pieds,
Je ferais le tour de mon ile en entier.

LORAN