soupir

Voyage en Noûs

Un voyage en nous commence par un trou.
Un trou de toi, en toi, et du dur de moi.

C’est par un va-et-vient au creux de ton toi
Que la fusion de nos chairs crée le tout de Noûs.

Dans un ultime effort,
Tu soupires, tu te tords.
Et tu cries et tu mords.
Attention à ton corps !

Je vais te manger ma petite !
Avant que tu lèches ma bite.
Je vais te croquer ma coquine !
Attrape-moi vite la pine.

Tu veux du coquin ?
Tu veux du coup d’reins ?
Tu crois qu’je t’laisse faire,
Sans te lécher la chair ?

Ta chatte ouverte à ma bouche,
Se livre en douceur par fines couches.
Elle coule en moi de plaisir
Et nourrit mes entrailles d’élixir.

Tu te tournes et te cambres à ma vue,
Comme j’aime à ce point voir ton cul.
Je le vois et regarde ton anus
Que va pénétrer de loin mon phallus.

Tes muscles tendus se crispent,
Au tendre interdit de tes fesses.
Tu ris, tu t’raidis, tu glisses.
Et tu jouis de l’anale caresse.

Ton peton prit au piège de ma bouche,
De mes deux mains, je te touche.
Assez ! Viens vite qu’on se couche,
Tuons tous les deux Sainte Nitouche.

Je te veux dans mes mains,
Petit oiseau malin,
T’envoler, comme tu jouis,
À jamais de ta vie.

Alors toi,
Sur moi,
Dans toi,
La joie !

Tu jouis,
Je ris.
Tu ris,
Je jouis.

Ta bouche,
Me touche…
Le bout,
Tout doux.

Ta langue,
Étrangle,
Mon gland
Qui tremble.

Et coule
En toi,
La foule
D’émois.

T’en veux encore ?
A cette heure- là, on dort !
Tu me veux tout dur ?
Pour t’prendre contre le mur !

Déjà endurcit,
Tu repères mon vit.
Tu dandines et te cambre,
Prête à te faire fendre.

La bête endurcie
S’approche du lit.
Et t’attrape par le col
Et casse ta corolle.

En avant
Par devant,
La bête
En tempête.

En arrière
Par derrière,
L’amant
Exaltant.

Un baiser,
Une langue,
Pour s’aimer
Et surprendre.

Une nuit
Épuisés,
À s’aimer
Pour la vie.

LORAN