Le cerf-volant

Troubadour,
Il chante la joie dans les cœurs qu’il traverse.
Comme un clochard en cerf-volant,
Libre, il s’envole en l’aimant.

Le cœur en baluchon,
Pèlerin abandonné,
Il vagabonde d’âme en âme,
Avec, au cœur, la quête
De partager enfin,
Ce clair amour souhaité.

C’est le rêve d’un pauvre type
Qui pensait être un Roi,
Épouser une princesse
Dans un monde assez droit.

Il y avait, bien au loin, la cour
Et des gens alentours,
Pour dire que c’était bien…
C’était un peu court !

Sur les chemins de la vie,
Il a foulé des routes
De terre, de pierre,
De sable et d’ennui.

Il a rencontré la joie,
Il a tellement aimé
Et fut un jour, plaisant,
Aimé à son tour.

Sur les chemins de sa vie,
Il a foulé le monde entier,
Sondé les cœurs, percé la Foi
Au delà, une ile : elle.

Sentinelle,
Il se digère et se dissout.
Quelque chose pourri en soi,
Qui s’efface quand on est saoul.

Magie Eucharistique,
Élastique et caoutchouc,
Ce qui est en bas est en haut,
Sans racines point d’avenir doux.

Chaque soir,
Lorsque la lune se pare,
Il lui souhaite une belle nuit.
Il veille, sentinelle de sa vie.

Chaque matin, au réveille
Il ne pense qu’à celle.
Est-elle prête ?
Une âme écoute, secrète.

Il y’a toi
Il y’a moi
Il y avait Noûs
3 ans de nous, 3 mois sans toi.

Comme un clochard en cerf-volant,
Libre, je m’envole en t’aimant.

 

LORAN
Marseille – 7/10/2021