J’ai retenu tes maux

De tendresse, ce soir, j’ai retenu les mots,
De tes lèvres aimantes, j’ai compris tes maux.
Coule l’eau sur ta peau qui se lave,
La fille aux yeux de riz, la femme volage.

Sentir vibrer ton corps sous la caresse de mes mains,
C’est donner au présent des couleurs de destin.
Suffit-il d’un baiser volé au temps
Pour qu’existe, ici, cet amour vraiment ?

Une aventure en mots, chuchotées à deux,
Pour cacher l’évident à tous les yeux curieux.
« Chuuuuut », ont-ils écrit sur un morceau de papier,
Comme ils diraient « se taire » pour toujours plus hurler.

LORAN