En fouillant de mes archives, j’ai retrouvé ce texte dont je vous livre quelques extraits.
Isis se reconnaîtra !

 

Plus le temps passe et plus tu graves en moi les chemins du bonheur. Ceux de l’enfance, de notre enfance qu’à jamais je n’oublierais. Merci à toi, mirage mystérieux. Restons pour nous deux, un rêve merveilleux plus qu’une réalité triste. Gagnons déesse-mère, les rives interdites. Te voilà éternelle. J’ai cristallisé ton être au plus profond de moi.

[…]

Elle avait tout de cette princesse d’Egypte. La beauté, la douceur, la grâce. Une fragilité profonde et tendre recouverte d’une épaisse couche de dureté fabriquée par une vie moderne qui nous encourage tous à rapidement apprendre à nous cacher des autres. Comme j’aime devenir l’archéologue des âmes. Gratter progressivement les couches stratifiées des êtres humains pour découvrir les joyaux qui en font tous des êtres exceptionnels.

[…]

Elle m’avait ouvert un chemin entier vers son diamant intérieur, vers son paradis, vers son être tout entier.

[…]

Je ressentis en Isis une peine immense, des choix à faire, rapidement, urgemment, pour ne pas perdre cette éclatante lumière ou ne pas à jamais l’étouffer.

[…]

Devons-nous tous fatalement nous réduire à une âme brisée au fond d’une antre sombre, à la recherche permanente d’une lumière dont on a méticuleusement oublié la source. Je ne veux pas y croire. Pourtant je dois l’avouer, ma seule peine, ma seule tristesse, mon immense faiblesse se trouve ici. Et je souffre en secret de n’être bientôt plus que l’ombre de mes rêves. La chance avec est partie.

[…]

  • « Isis, je ne sais pas ce qui vous pèse autant, mais je sais que votre peine est grande. Vivez pour vous-même et vivez vos rêves. La vie est faite de tristesses et d’échec, mais ne perdez pas le sens que vous voulez donner à votre vie. Vous avez de la chance, beaucoup de chance, profitez-en, et débarrassez vous de ce qui vous encombre. Faites vite, il est encore temps » – lui dis-je, certain de ce que je ressentais en moi.
  • « vous devez avoir raison, il est vrai que ma vie ne ressemble plus depuis une année à celle que j’avais ou que j’aurais cru vouloir. J’écoute avec attention vos paroles, croyez-moi, mais rien n’est facile, la vie est ainsi faite »

[…]

C’est sur un « merci » que nous nous sommes quittés.

[…]

Vous ne pourrez comprendre votre présent et envisager votre futur sans observer ce retour vers votre passé. Car il contient à lui seul la plupart des réponses aux questions que vous vous posez. Ne le rejetez pas, acceptez-le, il a fait de vous ce que vous êtes. Composez avec, ne le reniez jamais. La Tradition, c’est ce qu’il vous reste lorsque vous n’aurez plus rien. La vie vous construit comme on bâtit une maison, un temple. Votre temple intérieur vit et ne vivra, sera solide et préparé aux épreuves du temps que s’il est bâti sur des fondations solides. Votre histoire en fait partie.

[…]

Le doute est la naissance et l’essence de tout. C’est lui qui créer tous les sentiments. Par le doute né et vit l’Amour, la haine, la passion, la Foi.
S’il n’y a pas le doute, il n’y a que des certitudes et combien est malheureux celui qui vit avec des certitudes. Les certitudes apportent avec elles leur lot de négations, de tabous, de croyances disproportionnées. Les certitudes renforcent les croyances tout en les comblant de tristesse. Prisonniers de nos certitudes, comment avancer dans la vie, comment s’ouvrir aux autres et à tant d’autres choses ? Impossible. Dépendantes d’une logique implacable, les certitudes nous ferment les yeux aux événements invisibles pourtant si fort et présent dans notre vie. […] bannir ses certitudes pour s’ouvrir à la Connaissance.

[…]

Elle devenait un mirage agréable, une douceur irréelle, un rêve secret, une part invisible de mon être. Et c’était bien ainsi.

Il est impossible de posséder son rêve. Il faut être son rêve au point de le devenir. Le faire vivre au fond de soi, se laisser guider par lui, tout en veillant à ce qu’il ne nous possède jamais. Alors l’équilibre est atteint et le bonheur immense.

[…]

Quelle jolie femme ! Isis transforma ainsi d’un regard ma journée. Quelle magie !

[…]

Et Isis créait. Elle créait, à sa manière, l’instant.

17/10/2004

 

Hymne à Isis – 3ème siècle avant J-C

Parce que je suis la première et la dernière,
je suis la vénérée et la méprisée,
je suis la prostituée et la sainte,
je suis l’épouse et la vierge,
je suis la mère et la fille,
je suis les bras de ma mère,
je suis la stérile et mes enfants sont innombrables,
je suis la bien mariée et la célibataire,
je suis celle qui donne le jour et celle qui n’a jamais procréer,
je suis la consolation des douleurs de l’enfantement,
je suis l’épouse et l’époux et c’est mon homme qui m’a créée,
je suis la sœur de mon mari et il est mon fils rejeté,
Respectez-moi toujours car je suis la scandaleuse magnifique…

Isis est la plus importante déesse égyptienne C’est la plus grande magicienne, son pouvoir dépasse celui des autres dieux car elle a appris le secret du nom de Rê. Elle a redonnée vie à Osiris avec l’aide d’Anubis.

 

Je me souviens de ces nuits où,
Éclairé à la bougie, adolescent, j’écrivais.
Jusqu’à ce que la fatigue et le coup
De dire, d’être, d’exister, demeurait.

J’étais, celui tu es, ma fille.
Une révolution puissante, un magma aimant.
Un être déchiré, un instant qui distille
Le ici et maintenant, le néant, le présent.

A toi, à tes échecs, à tes victoires,
A ce que nous avons gagné ensemble,
A ce qu’il faut encore croire.

A ton chemin, à tes pieds exténués, invincibles.
Juste par amour, sans semblant, en folie.
Demeure, établis, contemple, crois et vis.

Loran
22/02/2022

Je t’aime infiniment ma fille. Ton père aura été trop lorsqu’aucun n’aura été assez.

Recueil de quelques unes de ces fulgurances qui me traversent l’esprit. Datés, elles suivent le chemin de ma vie. Cette article est régulièrement mis à jour. Bonne lecture !


30/08/2021
Je crois que les plus belles déclarations d’amour sont dans les ruptures… Malheureusement, l’amour ne suffit pas toujours. Aimer est un art ! C’est beaucoup de travail, ce n’est pas fait pour les feignants.

25/04/2021
On ne manque pas de liberté, on manque de poésie !

25/04/2020
Mes excès sont bien mieux que mes raisons.

06/02/2020
Le divorce ne gêne pas les gens dans leurs convictions mais dans leur lâcheté.

04/02/2020
Dessine avec moi quelque chose dont tu rêves.

29/12/2019
Le con est un crétin qu’a décidé d’en faire quelque chose.

29/11/2019
Le problème avec les monstres, c’est qu’ils se réveillent lorsque vous leur dites que vous ne croyez plus en eux.

20/11/2019
Apprivoise ta solitude intérieure et danse avec elle pour t’en faire une amie pour la vie.

03/11/2019
Il faut toujours aller plus vite que la médiocrité.

12/08/2019
Se dire bonsoir à midi, c’est s’assurer du bonheur toute la nuit.

10/07/2019
La vérité des amants est un mensonge.

06/07/2019
Souvent je ne me souviens plus de ce que j’ai dit, mais quand on me le rappelle je suis toujours d’accord.

05/05/2019
Tous ces gens qui s’inventent des aïeux pour se rêver des ailleurs et qui se veulent autres avant d’être eux-même. Il n’est pas de destin plus grand que la vie qu’on mène avec le cœur.

01/10/2018
Les fiancés sont plus beaux que les mariés. Ils gardent l’espoir d’aimer.

29/09/2018
Tes appels au manque sont des encouragements à t’aimer.

21/09/2018
Les silences emplissent les vides de mystères et nourrissent les rêves et les espoirs.

20/09/2018
La condition humaine est si misérable lorsque tu n’as pas connu le refuge de la poésie.

14/09/2018
La fuite, souviens toi, c’est l’instinct de survie des écorchés vifs.

24/04/2018
Pense à attraper un morceau de temps, coupe les extrémités pour n’en garder que le coeur, le meilleur, l’instant… puis… étire le, rend le plus grand, fait le durer longtemps, une éternité… pour que, dans les moments sombres de la vie, cette seconde dure éternellement.

23/04/2018
Je suis un prédateur qui ne fréquente que des prédateurs. Je devrais un peu plus m’entourer de gibier.

27/12/2017
Quand on aime quelque chose ou quelqu’un, on s’en empare.

9/4/2017
Le passé est une certitude
Le présent est un mensonge
Le futur est une promesse
Seul dans l’instant est l’instinct
L’important est maintenant !

3/4/2017
La condition d’Homme n’est pas seulement dans celle qu’il vit mais dans celle qu’il espère.

21/05/2016
L’amour, ça part toujours d’un bon sentiment.

Avant 2016
L’humain fabrique des choses.
L’humain fabrique des robots qui fabriquent des choses.
Les robots fabriqueront bientôt des robots qui fabriqueront des choses.
Et nous ? Que ferons nous ?

Avant 2016
Je m’inquiète lorsqu’on me dit « j’ai compris » ou « ne t’inquiète pas »
mais alors quand les 2 phrases sont ensemble « t’inquiète pas, j’ai compris » alors je fuis.

2014
A trop chercher dans le regard des autres le reflet de votre image, vous pourriez devenir dépendant de leur présence pour agir. Il n’est de meilleur conseil que vous-même. La solitude a ceci de merveilleux qu’elle renforce la force intérieure de l’homme et sa confiance en lui.

2014
La grandeur, c’est l’exemple qui se tait.
Les héros silencieux.

03/08/2013
Une idée, c’est comme une naissance… Elle vient à la vie, puis… elle doit faire son chemin !

2012
Beaucoup se racontent de grands projets, des objectifs ambitieux, des destins héroïques… Mais si peu ont pris consciences qu’ils ne sont pas en face de la bonne ligne de départ. Et quand ils l’ont trouvé, s’ils la trouvent, il n’osent même pas la franchir.

2012
Le bonheur, c’est finalement fuir ceux qui veulent absolument vous l’expliquer.

22/06/2011
Ce soir je boirais a la santé de ceux qui n’ont plus soif. Je rirais pour ceux qui n’ont pas d’humour, je crierais pour les sourds, je verrais loin pour les aveugles. Je serais eux. Ils seront moi.

Il me faut partir,
Bien plus que d’arriver, d’ailleurs ou d’ici !
Vers ce « où » de promesses,
D’aventures et de vie.

Ne pas savoir, ni connaître le « là » où l’avion s’arrêtera,
Ne rien craindre du lieu où il se posera…
Aimer, ce soir, en territoires inconnus.

Là-bas, je retrouverai ma maison, ma raison,
L’insouciance de l’enfant et mes élans de joie !

Partir ici, m’échapper de toi…
Mille choses à te dire, à donner et te prendre
Mille choses à m’offrir, partager et m’apprendre.

Voyager, c’est le sens…
La direction, le « là-bas », partir !

Diaspora de moi-même !
Être de racines aux branches fleuries,
Quitte ta terre, écoute ce vent.
Tout est dans l’Élan !

Désirer partir, et partir…
De soi en soi,
De soi dans l’autre
De soi dans l’Être.

Partir et vouloir le beau.

Loran
22/02/2022
à la Grande

 

Post Scriptum (A Johanna) : Bon voyage, demain, ma tendre à chérir. Voyage. Pars. Va-t’en, là-bas, chez ton autre toi ! Inspire. Respire. Et inspire encore. Tu as à donner. Ce n’est ni le moment ni le lieu. Alors prend. Vole. Reprend encore. Raconte-moi. Inspire-moi. Demeure en douceur. Regarde avec les yeux des autres. Mais deviens. J’ai hâte d’écouter ta joie. Je tiens à toi, la grande, l’ailleurs, la partie, la partance, la délivrance. Toi, le voyage.

Dans l’incroyable,
Se rencontre l’improbable.
L’intensité d’un « sans dire »
D’un « sans parler » et se dire.

De quoi ?
Que d’ça !
Et pour quoi ?
Et pour qui, on en parle ?

Dans un voyage, on laisse les départs
Aux promesses d’arrivées.
Dans un « viens », on se trouve, on se retrouve
Selon qui l’on est ! (à l’instant donné)

Se laisser aller à l’étrange,
Main tendue,
Main tenue,
En avant, en marche… en marge.

Loran
20/02/2022
A Car Online !

Un jour, tu sais !
Tu relis l’écrit.
Tu écris le « dit ».
Tu sais à présent
l’infiniment vécu.
Vibre la danse de l’âme,
L’âme heureuse
De l’amante aimante ?
Le toi de moi,
Le Noûs de ça,
Le là de tout,
Le ça d’ici…
On y va ?
Un monde si petit
Se parcourt en chevilles,
Fragiles !
Casse le rythme,
Rompt les mots,
Puisse l’abime…
Va les sauts !
Cherche…
Centrée,
Aimée !
L’extrême,
L’orient.
Un là-bas de nous,
Le moins bas de tout.
Voyage ?
Cage ?
Ouvre !
Tourne page,
Sage.
Cours comme respire.
Aimée en ivre.
Tiens,
Loin.
Et le vin s’éteint !
Viens !

Loran
9/11/2021
4 mois… 

Il y a parfois dans une vie des rencontres exceptionnelles, fortes et belles. Des rencontres qui s’inscrivent dans la durée, l’affection, le respect et l’intelligence du dialogue. Discussion autour d’un verre…
Lâchez tout et venez vous installer confortablement avec nous. Écoutez Laurent Collin, son histoire, ses rêves, ses désillusions, ses espoirs et sa formidable capacité de résilience.
To be or not to be ? Lui a choisi d’exister
« Le plus difficile n’est pas d’aller à Brussel, c’est de quitter Anvers » Jacques Brel
Allez, lâche tout et « Viens »

Stéphan Mary, producteur de Métamorphose nocturne

www.stonepower.fr
www.altezza.fr
www.loransamuse.com

Texte Lu « Cet amour » Jacques Prévert – Paroles

Musiques écoutées

  1. Zucchero_-_Hai_Scelto_Me_-_Remastered_2017
  2. Elvis_presley_if_i_can_dream_68_special_50th_anniversary
  3. Serge Lama- Mon ami, mon maitre
  4. Gabriel Fauré_La messe de Requiem_Sanctus

Troubadour,
Il chante la joie dans les cœurs qu’il traverse.
Comme un clochard en cerf-volant,
Libre, il s’envole en l’aimant.

Le cœur en baluchon,
Pèlerin abandonné,
Il vagabonde d’âme en âme,
Avec, au cœur, la quête
De partager enfin,
Ce clair amour souhaité.

C’est le rêve d’un pauvre type
Qui pensait être un Roi,
Épouser une princesse
Dans un monde assez droit.

Il y avait, bien au loin, la cour
Et des gens alentours,
Pour dire que c’était bien…
C’était un peu court !

Sur les chemins de la vie,
Il a foulé des routes
De terre, de pierre,
De sable et d’ennui.

Il a rencontré la joie,
Il a tellement aimé
Et fut un jour, plaisant,
Aimé à son tour.

Sur les chemins de sa vie,
Il a foulé le monde entier,
Sondé les cœurs, percé la Foi
Au delà, une ile : elle.

Sentinelle,
Il se digère et se dissout.
Quelque chose pourri en soi,
Qui s’efface quand on est saoul.

Magie Eucharistique,
Élastique et caoutchouc,
Ce qui est en bas est en haut,
Sans racines point d’avenir doux.

Chaque soir,
Lorsque la lune se pare,
Il lui souhaite une belle nuit.
Il veille, sentinelle de sa vie.

Chaque matin, au réveille
Il ne pense qu’à celle.
Est-elle prête ?
Une âme écoute, secrète.

Il y’a toi
Il y’a moi
Il y avait Noûs
3 ans de nous, 3 mois sans toi.

Comme un clochard en cerf-volant,
Libre, je m’envole en t’aimant.

 

LORAN
Marseille – 7/10/2021

Vérité chiffrée en minutes égrainées,
Il est difficile d’oublier nos instants partagés.
En ce lien, d’union d’âmes et de vie
Nul ne séparera ce que Dieu a uni.
Silence, patience, le temps s’installe et revient.

Malgré ces longues minutes d’absence,
A vouloir lâcher prise, à vouloir le silence,
Y aller, s’éloigner et pourtant revenir
Là-bas, au coin nord-est, la vie refleurir.
Ils se sont aimés en bien moins de minutes
Si le combat fait rage, c’est une juste lutte.

LORAN
Marseille – 17/8/2021

*43200 minutes = 1 mois

Revenir en autrefois,
Revenir en autre toi,
Repasser les frontières des Rois,
S’établir sur l’ile des choix.

Toi ?
Tu !
Où es-tu ?
Viens !

Silence, regard, se dire,
Parler, pardonner, sourire,
S’enlacer, s’embrasser,
Et enfin mieux s’aimer.

Revenir en autre soi,
Pour un vœux, pour un fou,
Un toi de moi,
Un moi de nous.

Revenons-nous, vite !

LORAN
Marseille – 15/8/2021