43200’

Vérité chiffrée en minutes égrainées,
Il est difficile d’oublier nos instants partagés.
En ce lien, d’union d’âmes et de vie
Nul ne séparera ce que Dieu a uni.
Silence, patience, le temps s’installe et revient.

Malgré ces longues minutes d’absence,
A vouloir lâcher prise, à vouloir le silence,
Y aller, s’éloigner et pourtant revenir
Là-bas, au coin nord-est, la vie refleurir.
Ils se sont aimés en bien moins de minutes
Si le combat fait rage, c’est une juste lutte.

LORAN
Marseille – 17/8/2021

*43200 minutes = 1 mois

Revenir en autrefois

Revenir en autrefois,
Revenir en autre toi,
Repasser les frontières des Rois,
S’établir sur l’ile des choix.

Toi ?
Tu !
Où es-tu ?
Viens !

Silence, regard, se dire,
Parler, pardonner, sourire,
S’enlacer, s’embrasser,
Et enfin mieux s’aimer.

Revenir en autre soi,
Pour un vœux, pour un fou,
Un toi de moi,
Un moi de nous.

Revenons-nous, vite !

LORAN
Marseille – 15/8/2021

Connecté à l’adoptée

A qui je m’adresse quand je te parle à toi ?
A qui je crois quand je te regarde et te vois ?
En voyage privé vers ce qui est bien de toi,
Je suis le connecté à l’adoptée.

D’ici mais d’ailleurs
J’ai sondé ton cœur.
Un voyage en Kimchi,
Promesse d’une vie.

La finesse de ton âme, je l’ai rencontrée
Sous les traits d’une femme, tu m’as été fiancé,
Un fin fil d’azur et d’or lie
Mon cœur au tien pour la vie.

Ce n’est pas un « au revoir » qui tuera nos bonjours,
Ce n’est pas un seul soir qui taira les tambours
De mon cœur connecté à la finesse de nos âmes
Rencontrées, révélées depuis bien avant ce drame.

LORAN
Marseille – 8/8/2021

De faille et de profondeur

C’est bien tout ça !
Et puis un jour tu va te réveiller… et tu vas voir qu’il n’y a pas d’épaisseur.
Tu vas voir que l’Amour, ce n’est pas dans la surface, c’est dans l’épaisseur… c’est là qu’est l’Amour… dans la tranche, dans l’espace tranché, dans le là qu’on ne voit pas.
Parce qu’on s’arrête à l’apparence, peut être à la peau, à la caresse.
Mais qui rentre à l’intérieur ? Qui rentre dans la chaire ?
Qui donne, qui touche, qui aspire, qui prend ?
L’Amour n’est pas de surface, l’Amour est d’épaisseur, l’Amour est dans la tranche.
L’Amour est là, là où on ne le voit pas.
Pas étonnant que tu aies des frisons quand tu es amoureux ! Parce que ça part de l’intérieur.
Pas étonnant qu’on se sente, qu’on se désire, qu’on voudrait presque se manger, se posséder, s’appartenir… non pas en surface mais en profondeur.
L’Amour est de profondeur.
Tu vas te réveiller.
Tu vas te dire : « qu’ai-je fait ? Est-ce trop tard ? »
Faudra peut-être que tu sois courageuse pour taper à la porte et croire, entendre et croire.
Et quelque part en ce monde… quelqu’un t’attend.
Non pas de surface… mais de profondeur.
Ici et maintenant.

LORAN
Marseille – 4/8/2021

Le mal masqué

Les monstres retournent entre eux,
Pour elles, pas de paradis !
La dernière a quitté mes yeux,
Allégeant l’aveuglement d’un amour menti.

J’ai rencontré le mal masqué
De beauté, trompant le monde entier.
Depuis mon plus jeune âge,
Sous les traits d’une mère et de deux femmes.

J’ai cru que c’était l’Amour
Mais par soi, il commence toujours.
Au nouveau chant du coq, par trois fois je serais trahi,
C’est aujourd’hui le premier jour du reste de ma vie.

LORAN
Saint Paul Trois Châteaux – 23/7/2021

L’expulsé

Il était niché, discret, loin des regards.
Son Être, au monde absent, promesse d’éternité,
Pacte scellé, de chair et de sang. Trop tard,
les Hommes l’ont chassé le petit, l’expulsé.

Sur un coin de canapé, l’annonce fut faite :
l’enfant désiré s’en est allé.
Hypocrite vie qui jette le mieux pour sauver sa tête.
Expulser la promesse, sans la regarder, la tuer.

Du courage, mon bon monsieur, il en aura fallu,
de s’aimer à ce point en toute discrétion.
Et de sceller de mots, le peu de nos abus.
Nous donnerons la vie, seulement en création.

Il ne reviendra plus, notre petit, l’expulsé.
Restera le projet, d’adultes contrariés.
N’oublie jamais ce qui a existé,
ce serait alors deux fois le regarder et le tuer.

LORAN
2-9-19

Confinement

Con finement
Reprend le temps
Du corps honni
Du Corona

Il vire russe
Il vit rue SE
Sans masque
Sans flasque

Contagion
Coup dans l’fion
Alcool seul
Ah le col !

Sans soucis
L’Italie
Du rire
A mourir

Et la France
Se lance
Elle pense
Sa chance

Patiente
Passe fiente
Temps passe
Tant fasse.

Tout passe.

Loran

Ma rit

Marie de Buttet
Est une joyeuse paroi
Où se glissent, heureusement,
Les turpitudes de la vie.

Ma rit, de ce but est
Du tant à perdre
Où se plisse, ici, la joie
Les couleurs lumineuses de l’émoi.

A Marie qui de but soit
Là où s’emporte la voie
qui tait le vacarme qui brame
de cette douce vie sans drame.

Loran

à suivre ici : https://www.instagram.com/marie_debuttet/

Les fesses de la boulangère

Il y avait le soir, il y avait des matins,
Chaque instant du jour pour aller chercher du pain.
Observer, de sitôt, ce que Nature donne de beau.
Voir, de ma boulangère, le bas de son dos.

Elle en vend du bon pain si croquant, si tentant.
De ses jolies mains, la baguette elle me tend.
Et mes yeux, malgré moi, regarde ce derrière-ci,
« Mes fesses, ne valent rien ! » – voilà qu’elle m’en dit.

« Puis-je, Madame, un instant, rêver grivois ?
S’il te plaît, oublie-toi ! Ton cul est pour moi. »
Sur le sujet de ses fesses, j’écris à ma boulangère.
Ça m’a pris quelques hiers, sans quatre fers en l’air.

Avec cinq sens, j’exprimerai
ce qui me reste caché. Je dirais,
ici, ce qu’à ses fesses, je raconterai.

Voir, vu,
qui, de quoi ? de son cul !
A quoi bon regarder
Ce qui a toujours été.
Pour être vu ? Il est vu ce beau cul.

On l’entend se tourner :
« votre baguette, juste dorée ? »
Il exprime de dos toute sa beauté.
L’écouter est un voyage aimé.

Je pourrais le sentir son parfum de farine
Remplir de sa fragrance toutes mes narines.

Le toucher ? Une caresse
qui réjouirait son corps
jusqu’aux dunes de ses fesses
au coucher du soleil, dort.

Gourmand ? Le gouter, le manger tout entier ?
Fayot ou lèche-cul, à quels « seins » se vouer ?

« Il est tard, Monsieur, je suis levée depuis tôt »
me dit la boulangère en me tournant le dos.
« revenez demain, j’aurais toujours du bon pain,
et s’il vous plait, Monsieur, laissez-y votre main ».

En trousse de toilette

Sur les chemins de ma vie
Les espoirs de partir s’offrent.
En avant, je marche et ris
Sous le bras, ma trousse de toilette.

Équipement minime
Pour une vie divine
Ablutions réussis
Marcher en paradis.

Ma vie ainsi troussée, en goguette,
Libre d’aller,
Voyageur comblé.
Vie de poète.

LORAN